Le début, puis la fin et pour finir la bande annonce pour ceux qui découvrent le film et sont complètement largués. Pas sûr que ça tienne la route, mais bon…Mais pour moi, il est clair dès le début que le personnage de Leonardo di Caprio est fou et que l’enquête, émallée de détails étranges, d’onirisme, de symboles, n’est qu’un leurre…Je me suis beaucoup intéréssé à ce film et ses critiques car pour moi c’est vraiment Le chef d’oeuvre!Je pense que c’est bien ce qui faut comprendre avec les détails.Juste pour répondre à Pascal, le héros était bien autrefois un Marshal avant de s’être fait interné deux ans auparavant sur Shutter Island. Et pourquoi avertiraient-ils les autorités? Une mise en scène avec le concours de tout le personnel, on imagine la difficulté de la réalisation et de l‘expérimentation médicale, et tout cela pour un seul homme. Je pense que je regarderai de nouveau le film, mais on dirait bien que tout est mis en oeuvre pour laisser place aux deux alternatives: manipulation ou folie? Surtout dans ton cas, où, si j’ai bien compris, tu t’es laissé happer par l’intrigue et n’a pas pressenti le rebondissement final (quelle chance!).

Il y a aussi celui de la manipulation, la mise en scène.

( Je n’ai pas encore lu les liens proposés, mais je vais le faire). Après, on adhère ou pas. Un homme respectable, père de famille, qui, suite à un choc violent pête les plombs, tue sa femme, et plonge dans une psychose redoutable.

Mais non.Enfin arrivé à destination après toute une série d’aventures et de péripéties qui vont le déstabiliser et même le rendre malade, il découvre à l’intérieur du phare un lieu presque vide, et tout en haut, le docteur Cawley qui l'attend.

« Shutter island » fait débat et c’est là sa plus grande force.Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) N’essaies t-il pas de lui montrer qu’ils l’ont piégé et qu’ils veulent lui aussi l’enfermer? Certaines scènes évoquent le très psychanalytique Chaque petit détail a son importance dans la mise en scène magistrale orchestrée par Scorsese.
Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie… Enfin, c’est la réalité qui revient avec la femme et les enfants.

SHUTTER ISLAND : Analyse et Explications de la fin. Shutter Island est un film psychologique, dans la logique ... des trois enfants est représenté mais à l’intérieur et avec le physique d’une autre et la thématique du lac et de la table de la cuisine. Scorsese s’adonne à un exercice de style autour de la mise en scène, de l’illusion cinématographique.Et cette manipulation suscite fatalement le doute dans l’esprit des spectateurs.Par ailleurs, chacun a le droit de ressentir un film comme il le veut et d’avoir ses propres convictions. Peut être a t-elle vraiment disparue; elle s’est enfuit mais pas de sa chambre d’une autre manière puisqu’elle dit ne pas être une patiente à la base et qu’avec toutes ces intemperies ils la croient déjà morte. Question de goût ou de point de vue… Mais il y a indéniablement un gros travail derrière cette adaptation.Donc, personnellement, je fais la distinction entre les flashbacks, qui servent à accentuer la confusion du spectateur et à montrer peu à peu la fragilité du personnage principal, même si, je te le concède, la répétition des scènes à Dachau était sans doute inutile, et la fin du film, qui pour le coup est lourdement explicative.Je n’avais pas pu aller jusqu’au bout de la lecture du roman de Lehane, que j’avais trouvé déstabilisant et malsain (un peu comme chez Elroy ou Peace, quand le lecteur est perdu sans pouvoir s’identifier à un des protagonistes).