It's exact heritage and first reference and use of the name Jacquère was around 1868 by the French ampelographer Pierre Tochon, when describing vineyards and vines in the hilly region known as Abimes de Myans. Les vieillards ou les pauvres viendront les casser et elles serviront aux Ponts et Chaussées pour l’empierrement, ou bien encore on les emploiera à faire des murailles, solides clôtures qui sépareront les propriétés. De cette commune au lac des Pères, il s’étend encore sur près de 1500 mètres.

Le lecteur trouvera ci-dessous quelques passages de l’article de Guillaumin où celui-ci nous livre des témoignages précieux qu’il a recueillis, ou des pratiques qu’il a pu observer.

Le massif du Granier, qui limite au nord-est le massif de Chartreuse, domine la vallée de l’Isère (voir figure 4). Certaines habitations s’y appuient, tandis qu’ailleurs ils servent à délimiter les parcelles, construire des murets, ou décorer les pelouses. Les Abîmes sur le site Mapcarta, la carte libre. A cet effet on pratique des fossés de 80 centimètres à 1 mètre de profondeur.

Vers la fin du XVIIIème siècle, les chambériens, artisans et boutiquiers décidèrent de produire leur vin blanc, grande mode du moment alliant travail de la vigne et vie de famille dans les fameux « sartos » et culte religieux avec la proximité de Notre-Dame-de-Myans.

Rien n’est plus beau à voir que ces longues lignes de noyers bordant avec une sorte de symétrie les chemins des Abîmes.
Ces arbres, d’une si lente croissance, à peine âgés de 20 à 30 ans, offrent déjà un tronc volumineux, droit et élevé.” Mais cet “acajou d’Europe” ne se trouve presque plus, coupé qu’il fut lors de la crise du phylloxéra pour parer aux dépenses faites par l’achat de nouveaux ceps.D’autres portions restent inexploitées dans le bas: ce sont les marais, d’ailleurs diminués depuis 100 ans par l’assainissement.

Le vin récolté sera conservé dans les caves, et au fur et à mesure des besoins ou de la vente, on viendra le chercher.Une autre ressource de la partie basse comme de la partie centrale des Abîmes a été le noyer. Ce travail difficile est effectué durant la mauvaise saison; tout le monde, hommes, femmes, enfants y sont employés.Cette répartition des propriétaires hors des communes voisines des Abîmes n’a pas changé, et de nos jours encore les trois quarts du sol appartiennent à des étrangers qui viennent effectuer les différents travaux aux moments opportuns. 97 v., passage de Laurent II Allemand à Myans ; 3 E 1240 (15), fol. L’abbé Chamousset dans son Mémoire, écrivait en 1866 : “La commune des Marches était il y a 20 d’une insalubrité peu commune; les fièvres paludéennes y étaient entretenues par les marais de ces Abîmes et ceux d’Apremont, par les marais de Chignin et par les eaux, qui restaient stagnantes dans la plaine située entre le château des Marches et l’Isère. Dans l’ensemble, les habitants des Abîmes semblent avoir tiré parti de cette contrainte (voir figures 7 et 8).Il faut ajouter à cette microtopographie de bosses des « creux » qui subsistent aujourd’hui sous la forme de lacs et zones humides. Les fièvres se manifestaient tous les ans à Myans, dans le village de l’église des Marches et bien loin sur la route de Chapareillan. dép. On.
Mais l’établissement d’un vignoble ne va pas sans beaucoup de travail. Au XIXe siècle encore, le pèlerinage demeurait essentiellement régional et attirait des pèlerins de l'avant-pays savoyard et du Dauphiné. On ne voyait là que quelques rares maisons et dans ces maisons que des fiévreux.” Toute cette région, à l’exception toutefois d’une partie comprise entre le lac de Saint-André et le chemin qui conduit des Mollards à la route de Grenoble-Chambéry, a été complétement assainie. On arrive en voiture ou à bicyclette et pendant une semaine ou plus on élit un nouveau domicile; c’est une petite “remue” qui aura ses conséquences sur l’habitat, car le cellier souvent comprendra une pièce servant à la fois de chambre à coucher, cuisine, salle à manger et pressoir.

Lorsque les monticules sont d’un volume à ne pouvoir être aplanis, on en déchire la surface gazonnée par de profonds minages, on en extrait les pierres ou par la mine ou par la massue; si leur volume et leur poids ne permettent pas de les enlever dans leur intégrité, elles sont ensuite utilisées ou pour limiter et défendre le champ, ou pour en élever la surface, comme je viens de le dire.” Ce tableau, qui nous montre ce que fut le travail sur les Abîmes, a été écrit après le partage des communaux, vers 1835. De retour de pèlerinage en Palestine, le comte de Montmayeur choisit le lieu de la catastrophe du Mont Granier pour élever une chapelle et un couvent. 137 ; 3 E 491, fol. Des travaux de drainage furent effectués des 1830, mais uniquement dans le marais des Marches. 4. Jacquère is arguably the most important white wine grape varietal of the Savoie wine region in eastern France. Ces derniers s’ajoutent à ce terrain accidenté, certains rochers gisant là ou leur course les a arrêtés.Ces « petits » accidents de terrain, qui sont peu visibles sur les cartes topographiques, ont pourtant contraints l’aménagement des Abîmes. On opère ainsi de proche en proche.

1 Le paysage des Abîmes de Myans a d’ailleurs inspiré de nombreux peintres de l’école de Chambéry au XXe s. (voir Annexes « le Mont Granier et les peintres p i.) Il doit se pratiquer afin de saisir tous les traits qui le caractérisent. Jacquère is a high-yielding grape varietal, typically used to produce lightly scented, dry style white wines, such as Vin de Savoie.

C’est la région la plus déshéritée des Abîmes. Tous les habitants de la commune, devenant ainsi propriétaires d’une surface plus ou moins étendue, eurent à coeur d’agrandir cette propriété et avec ardeur se mirent à défricher les parties restées stériles.

Noms du sanctuaire / pèlerinage : Notre-Dame-de-Myans (? Les syndics de la ville de Chambéry y venaient régulièrement en procession, particulièrement en période de peste, tout comme les syndics de Grenoble.